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Chirurgie réfractive : suis-je un bon candidat ?

La chirurgie réfractive corrige la myopie, l'hypermétropie, l'astigmatisme et parfois la presbytie, pour réduire ou supprimer le port de lunettes ou de lentilles. Elle n'est pas possible pour tout le monde : c'est le bilan préopératoire qui décide.

Rédigé par le Dr Nassim Bendellali, ophtalmologiste.
Dernière relecture : octobre 2026.

L'essentiel

  • Il faut avoir au moins 18 ans et une correction stable depuis un à deux ans.
  • Le bilan détermine si l'opération est possible et quelle technique choisir.
  • Ces interventions ne sont pas prises en charge par l'Assurance maladie.

Les conditions

  • être âgé d'au moins 18 ans, souvent un peu plus ;
  • avoir une correction stable depuis un à deux ans ;
  • avoir des yeux en bonne santé, sans maladie évolutive ;
  • avoir une cornée d'épaisseur et de forme adaptées ;
  • avoir des attentes réalistes : l'objectif est l'autonomie dans la vie courante, pas une vision parfaite garantie.

Les contre-indications

  • le kératocône, une déformation de la cornée qui contre-indique la plupart des lasers ;
  • une cornée trop fine ;
  • une sécheresse oculaire sévère non traitée ;
  • certaines maladies de l'œil : glaucome évolué, maladie de la rétine ;
  • la grossesse et l'allaitement, période où la vue peut varier ;
  • certaines maladies générales mal contrôlées, comme un diabète déséquilibré ou certaines maladies auto-immunes.

Le bilan préopératoire

Il comprend une ou plusieurs consultations avec :

  • la mesure précise de votre correction, parfois après dilatation ;
  • une cartographie de la cornée (topographie) et la mesure de son épaisseur ;
  • l'examen de la surface de l'œil et des larmes ;
  • l'examen du fond d'œil, notamment chez les myopes, pour vérifier la rétine.

Les lentilles de contact déforment légèrement la cornée : il faut les retirer plusieurs jours avant le bilan pour les lentilles souples, et plus longtemps pour les lentilles rigides. Le centre vous donnera la durée exacte.

Quelle technique pour qui ?

Le choix dépend de votre correction, de votre cornée, de votre âge et de vos activités :

  • les techniques laser conviennent à la majorité des myopies faibles à moyennes, des hypermétropies et des astigmatismes modérés ;
  • les implants sont proposés pour les fortes corrections, les cornées fines, ou après 50 ans pour corriger aussi la presbytie.

Le coût

La chirurgie réfractive est considérée comme une chirurgie de confort : elle n'est pas remboursée par l'Assurance maladie. Le tarif varie selon la technique et le centre. Demandez un devis détaillé, qui précise ce qui est inclus (bilan, suivi, éventuelle retouche), et renseignez-vous auprès de votre mutuelle, dont certaines prévoient un forfait.

Questions fréquentes

Peut-on opérer la presbytie ?

Oui, avec certaines techniques laser ou, le plus souvent après 50-55 ans, avec un remplacement du cristallin par un implant adapté.

L'opération est-elle définitive ?

La correction obtenue est stable dans la grande majorité des cas. En revanche, elle n'empêche pas la presbytie d'apparaître vers 45 ans, ni la cataracte avec l'âge.

Puis-je être opéré si j'ai un kératocône ?

Les lasers classiques sont en général contre-indiqués. D'autres traitements existent pour stabiliser la cornée : parlez-en à votre ophtalmologiste.

Ces informations sont générales et ne remplacent pas une consultation. Seul un examen permet de poser un diagnostic et de proposer un traitement adapté à votre situation.

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