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Blépharospasme : quand les paupières se ferment toutes seules

Le blépharospasme est une affection neurologique qui provoque des fermetures involontaires et répétées des deux paupières. Il peut devenir très gênant, au point d'empêcher de lire ou de conduire. Il se traite efficacement par des injections de toxine botulique.

Rédigé par le Dr Nassim Bendellali, ophtalmologiste.
Dernière relecture : octobre 2026.

L'essentiel

  • Il touche les deux yeux, le plus souvent après 50 ans.
  • La lumière, la fatigue et le stress l'aggravent.
  • Les injections de toxine botulique, répétées tous les trois à quatre mois environ, en sont le traitement de référence.

De quoi s'agit-il ?

Le blépharospasme essentiel est une dystonie : le cerveau envoie des commandes anormales au muscle qui ferme les paupières. Il commence souvent par des clignements plus fréquents, une gêne à la lumière, une sensation d'yeux secs, puis apparaissent des fermetures prolongées et involontaires des deux yeux.

Certains gestes peuvent temporairement l'atténuer, comme toucher la tempe, parler, chanter ou bâiller.

Ne pas le confondre

  • La myokymie : de simples tressautements d'une paupière, sans fermeture de l'œil, bénins et passagers.
  • Le spasme hémifacial : des contractions d'un seul côté du visage, de la paupière jusqu'au coin de la bouche. Il est souvent lié à un vaisseau qui comprime le nerf facial, et justifie une IRM.
  • La sécheresse oculaire : elle fait cligner davantage et peut aggraver un blépharospasme. Elle doit être traitée en parallèle.

Le diagnostic

Il repose sur l'examen et l'observation des fermetures des paupières. L'ophtalmologiste recherche une sécheresse ou une inflammation associée. Selon les cas, un avis neurologique ou une imagerie peuvent être demandés, notamment en cas de spasme d'un seul côté du visage.

Les traitements

La toxine botulique

Injectée en petites quantités dans le muscle des paupières, elle le relâche et réduit fortement les spasmes. L'effet apparaît en quelques jours et dure en général trois à quatre mois, puis les injections sont renouvelées. Dans cette indication médicale, le traitement est pris en charge.

Les mesures associées

  • traiter la sécheresse oculaire et la blépharite ;
  • porter des verres teintés adaptés, qui réduisent la gêne à la lumière ;
  • repérer et limiter les facteurs déclenchants : fatigue, stress, écrans.

La chirurgie

Elle est réservée aux rares formes qui ne répondent pas aux injections. Une chirurgie des paupières peut aussi corriger une paupière tombante ou un excès de peau associés.

Questions fréquentes

Le blépharospasme peut-il rendre aveugle ?

Non, l'œil lui-même est sain. Mais dans les formes sévères, les fermetures empêchent de voir et peuvent rendre la conduite dangereuse : il est important de le traiter.

Les injections sont-elles douloureuses ?

On ressent de petites piqûres brèves. Voir aussi la page sur les injections de toxine botulique.

Ces informations sont générales et ne remplacent pas une consultation. Seul un examen permet de poser un diagnostic et de proposer un traitement adapté à votre situation.

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